25 octobre 2007

J'étais assez gonflée à bloc après le pot-au-feu de la semaine dernière, car pour tout dire, c'était plutôt bon. Certains diront que repeindre sa cuisine chaque semaine est une contrainte lourde, moi je pense que c'est avant tout un choix de bien manger, de ne pas oublier les bons plats du terroir et de notre tradition. Et si le prix à payer est 3 bidons de peinture hebdomadaires, soit.
Donc, je récidive dans mon ascencion vers les sommets de l'art culinaire et dès lundi, je commence à acheter les ingrédients en vue de mon menu de mercredi, journée que papa et maman viennent passer à saint pierre.
(Je garde toujours cette parade paternelle, et honnêtement, maintenant je sais pourquoi.)
J'avais envisagé une potée.
Pourquoi?
*Déja, parceque j'aime beaucoup ce mot.
*Parceque c'était marqué très facile dans le petit livre de recette de la cocotte minute, livret gondolé et gluant depus la semaine dernière, et je me demande bien pourquoi.
* Et puis il y a du chou, et ça me faisait envie.
Donc c'est parti. J'achète du chou, les légumes. Problème avec la viande. Je demande
"800 grammes de petit salé s'il vous plait madame."
"Oui, du petit salé de quoi?"
".......................................Je sais pas.................................................................................................. elle m'a pas dit.............." (oh la la, j'assume pas ce néant devant la charcutière, et de toutes façons ,je suis même pas sûre d'être au bon rayon...)
"ah bah je sais pas moi."
"...Beuh, moi non plus.............Je vais prendre 2 tranches de jambon s'il vous plait."
Voilà, ça commence pas top, j'ai pas la viande. Je dois rentrer faire une recherhce google sur le petit salé, savoir ce que c'est.
Mais on est déja mercredi et les parents débarquent. Alors papa, entre pitié, compassion et résignement m'accompagne au supermarché chercher de quoi ravir nos palais...Il trouve ce qu'il faut, ou du moins un substitut car ce n'était pas si simple que cela, je tiens à le dire.
De retour à la maison, je prends l'initiative de mettre le chou à cuire:
J'ai alors compris que ça n'allait pas être si simple.
Le chou ne rentre pas dans la gamelle.
Et il faut y rajouter les navets, les carottes, les oignons, la viande, la poitrine fumée, 2 litres d'eau.
Papa retrouve au fond du jardin une gamelle à l'abandon qu'il récure tant bien que mal pour faire un 2° récipient. Puisque oui, je n'avais que ça.
Je vous passe les détails, mais ça lui a pris l'après-midi à découper le chou, le "faire blanchir" (je crois que c'est là que j'ai abandonnée, c'en était trop: gérer les viandes cuites et les crues, adapter la recette à tout cela...)
Se rendre à l'évidence. C'est un profond échec personnel.
Je crois que j'ai perdu la foi.
J'ai reçu un courrier anonyme ce matin m'informant que mes parents avaient décidé de couper les ponts.
Posted by Picasa

5 commentaires:

Anonyme a dit…

L'echec, c'est que cette potée a été finalement d'une banalité consternante. On n'a pas toutes les semaines une épopée à soumettre à la postérité (heureusement, peut-être...)

Anonyme a dit…

c' est parfois dur d'être mère

Anonyme a dit…

c'est pour rire !!!!

Anonyme a dit…

Ca serait pas "résignation" plutôt que "résignement" ?

Sinon, bon compte-rendu.

Anonyme a dit…

Une question bête, le choux, il ne peut pas être coupé ?...